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02/12/2008

Comparatif Palmes Plastiques 2008


Comparatifs

Que l’on soit débutant ou confirmé, l’achat d’une palme plastique n’est jamais une chose facile. Marque, modèle, rigidité voir couleur, bref, il y a de quoi se perdre. Voilà pourquoi, ce mois-ci nous vous avons préparé un Megatest palmes plastique, après à vous de jouer !

 

le matos

 

Une palme oui mais laquelle ?

Vous avez déjà choisi votre matériel (combinaison, arbalète,…) ou vous êtes encore entrain de composer la tenue qui vous permettra d’aller évoluer au pays de Némo. Peu importe, il faut, comme pour les arbalètes, que vous sachiez quel va être votre terrain de prédilection et votre type de pratique. Ainsi, il y a des chances que si vous pratiquez en Bretagne vous n’ayez pas les mêmes besoins qu’un pêcheur ou apnéiste profond (dans la limite du matériaux, bien sûr) de méditerranée. En effet, il faudra prendre en compte, particulièrement avec les modèles plastique, qu’une pratique peu profonde et dans le courant va nécessiter des modèles essentiellement souples afin de ne pas trop subir le palmage de surface alors que les descentes profondes vont nécessiter des modèles plus propulsifs mais aussi plus guidés. C’est le jeu, à vous de composer !

Autre point important, ne négligez pas l’essayage en magasin avec chausson en néoprène, ainsi selon la morphologie de votre pied, certains modèles pourront être parfois trop serrés, totalement inconfortables, voir trop lâches. Imaginez que ce précieux achat vous accompagnera durant toutes vos sorties et qu’une gêne légère peut vite se transformer en véritable supplice trois heures de pratiques plus tard (ceci est aussi valable pour une voilure trop rigide). Bref, vous l’aurez compris la palme n’est résolument pas un élément à prendre à la légère.

 

Et l’entretien ?

Au même titre que pour les modèles en fibre, les palmes plastique nécessitent un minimum d’entretien. Ainsi, il sera nécessaire de bien les rincer après chaque sortie et de les stocker à l’ombre. Cette notion d’ombre prend ici toute son importance si vous ne voulez pas que le soleil détériore de manière irréversible le chausson mais surtout votre voilure. Enfin pensez à surveiller régulièrement les signes de blanchiment ou de souplesse suspects qui seront autant d’indicateurs de palme usée (pour ne pas dire à changer si vous voulez garder un niveau de perf optimal).

 

 

Quoi de neuf cette année ?

En 2006, les choses ont pas mal évolué. Nous tout d’abord, puisque pour la première fois, nous intégrons dans notre panel de test des modèles espagnoles (5 dont trois publiés dans ce test). Du côté des marques vous reconnaîtrez des classiques (Imersion, Omer Millenium, Cressi…), des évolutions (Beuchat Mundial) et surtout quelques sympathiques nouveautés (Spetton, Sporasub, Dessault, Omer Runner, …) Premier constat, le matériel évolue et les performances s’en ressentent. Alors qu’il y a encore quelques temps seuls quelques modèles réussissaient à sortir leur épingle du jeu dans cette catégorie, aujourd’hui, la lutte est nettement plus serrée et pour tout vous avouer, un modèle daté de 6 ans prendrait un sacré coup de vieux en venant se mesurer à ce panel. Pourquoi ?

A vrai dire, chaque marque a vraiment travaillé et sur tous les points composant une palme. Côté chausson, par exemple, les modèles sont de plus en plus ergonomiques et confortables, tout cela en gardant ce qu’il faut de rigidité pour ne pas perdre en performance. Côté voilures, là aussi, le temps a fait son œuvre. Adieux les sculptures et autres cannelures placées à plus ou moins bon escient. Aujourd’hui, on traite véritablement le dérapage mais aussi la rigidité grâce à des guides parfois empruntés aux modèles fibres (Spetton) ou à de véritables renforts à l’emplacement calculé pour un comportement optimal (Cressi gara 3000). Enfin côté rigidité, nous avons été agréablement surpris de constater de nettes améliorations au point même que le déroulé de certains modèles ressemble de plus en plus à celui de modèles en fibre déclivé (adieu la sensation d’avoir des plaques collés aux pieds). Enfin dernière surprise, ici aussi, la mode du camouflage fait son entrée (Picasso), c’est plutôt bien fait le poisson appréciera t-il ? Affaire à suivre.

 


 

BEUCHAT MUNDIAL :

 

Présentation : Seul changement cette année, la voilure passe du gris au noir. Le chausson est un modèle assez souple doté d’une ceinture de coup de pieds bien placée permettant à celui-ci de ne pas ce déformer durant l’effort. Idem sous la voûte, où un soutien a été inséré afin de ne pas ressentir la voilure. Cette dernière est un modèle démontable fixé par deux visses sous le chausson. Elle est dotée de sculptures afin de mieux gérer tout dérapage.

Test en piscine : Malgré un angle peu important au niveau du chausson, le palmage semble facile et performant. En dynamique, la palme développe une bonne puissance permettant de réaliser les longueurs sans trop de battements. C’est simple, la palme reste bien en ligne et dérape peu. Autre point intéressant, la Mundial accepte toutes les amplitudes de palmage sans perdre en performance. Un plus ! Enfin, les virages se font sans effort, la palme glissant incroyablement bien latéralement.

Test en mer : En mer, il s’agit d’une palme facile à exploiter et très polyvalente. Grâce à une rigidité bien pensée, elle fait partie de ces palmes capables d’être aussi performantes en surface qu’à 20 mètres. Une fois encore elle déroule bien et sans réel dérapage, le palmage se fait sans effort. Idem en profondeur où les démarrages du fond se font sans trop d’effort. Ses limites ? Dans le courant, elle peut parfois paraître un peu lourde.

Conclusion : En 2006, la Mundial reste une valeur sûre que l’on pourrait résumer par : La Polyvalente. Capable d’évoluer en piscine autant qu’en mer, en surface autant que par 20 mètres, elle reste incroyablement saine. Autre point positif, elle permettra grâce à sa voilure démontable, de passer à des modèles carbone quand le besoin se fera sentir.

Points forts : Performance, évolutivité et rapport qualité/prix.

 

 

 

 

 

 

CRESSI GARA 3000 et 3000 Ld :

 

Présentation : Chez Cressi, pas de rigidité medium mais deux modèles : la 3000 et la 3000 Ld (version souple de la 3000). Le chausson est un modèle moyennement angulé, ergonomique et réalisé en bi matière, la matière plus raide permettant de rigidifier le coup de pied. Attention toutefois, les pieds larges risquent de se trouver un peu à l’étroit dans ce modèle le plus ajusté du test. La voilure est fixe, dotée des guides sculptés sur toute la longueur et d’un renfort de rigidité entre celle-ci et le chausson. Enfin côté esthétique, c’est propre, bien construit autant que bien pensé, à l’image des guides en bout de palmes de hauteur supérieure afin de limiter les dérapages sans pour autant trop rigidifier le reste de la voilure.

Test en piscine : Assez Légères et dotées d’un bon déroulé, les deux modèles propulsent bien en ligne sans trop de technique. Plus rigide, la 3000 semble un peu plus difficile à mettre en œuvre et nécessite une vraie habitude afin de fonctionner à 100%. De son côté, la 3000 Ld bien qu’encore un peu raide, semble à son aise autant en surface qu’au fond. Chaque coup de palme se fait sans trop d’effort et le rendement est bon. Autre particularité de cette dernière, il nous est apparu qu’elle fonctionnait mieux avec un palmage d’amplitude moyenne (trop d’amplitude nous amenant aux limites de réactivité du matériaux).

 

 

 

 

Test en mer : En surface, la 3000 Ld prend l’ascendant sur la 3000, les déplacements sont plus faciles et même dans le courant on arrive à se déplacer sans trop souffrir de la rigidité. Attention par contre avec la 3000 où sa rigidité peut devenir assez difficile à vivre lors de longues sorties ou de fort courant. Jusqu’à 15 mètres la 3000 ld garde son avantage, avec la possibilité de mieux gérer l’effort de palmage et surtout une bonne nervosité. Au-delà de 15 mètres, la 3000 est véritablement dans son domaine pour ne pas dire parmi les 3 meilleures de ce test. Côté nervosité, rien à dire pour ces deux modèles parmis les plus performants du test.

 

 

Conclusion :

Très légères, ergonomiques et super performantes, les 3000 réussissent à prouver que plastique et performance peuvent aller ensemble. Facile à exploiter, peu sensible au dérapage et surtout dotées d’une souplesse bien répartie sur toute la longueur de la voilure (particulièrement avec la 3000 Ld où la plus forte raideur devant le chausson donne accès à une bonne réserve de puissance) dites vous que vous êtes en face de modèles parmis les meilleurs de ce test.

 

Points forts : Qualité de fabrication, rendement et performances.

 

 

 

 

 

IMERSION NOIRE et IMERSION VERTE :

 

Présentation : Chez Imersion comme chez Cressi, cette année on retrouve toujours les deux modèles mythiques de la marque, à savoir le modèle noir plus raide et le modèle vert nettement plus souple. Côté chausson, il s’agit d’un modèle assez ergonomique mais peut être un peu large sur le bout de pied. Doté d’un angle assez important, ce modèle possède une voilure bien sculptée afin de limiter tout risque de dérapage. La voilure fixe est bien enserrée dans le chausson par deux hauts rebords contribuant eux aussi au guidage de l’ensemble.

 

 

Test en piscine : En piscine, malgré une relative sensation de lourdeur, les deux modèles propulsent bien. L’Imersion noire semble moins rigide que prévue et donne la possibilité d’être utilisée en apnée dynamique sans trop de difficulté. Le palmage reste en ligne et la palme déroule bien. Côté nervosité, rien à redire, les démarrages se font sans trop d’effort et surtout de manière performante. Seul regret, on sent un peu trop la voilure appuyer sous la voûte plantaire. Pour l’Imersion verte, même constat, la palme déroule très bien et ne dérape pas malgré un côté un peu lâche du chausson. Une fois encore, le palmage est bien en ligne, sans effort, et le rendement aussi facile qu’intéressant. Pour les virages, aucun souci, les deux palmes tournent sans effort et propulsent bien en sortie de virage.

 

Test en mer : Une fois encore et logiquement, le modèle le plus souple (Vert) semble plus accessible arrivé dans l’élément marin. Plus facile à mettre en œuvre et surtout plus tolérant au courant, il permet de se déplacer sans forcer aussi bien en surface qu’en indienne par faible profondeur. Jusqu’à 15 mètres pas de problème, au-delà bien qu’encore utilisable, on commence nettement à ressentir l’excès de souplesse ou plutôt le manque de retour du matériau. Puisque c’est ainsi, passons au modèle noir. En surface, bien qu’un peu physique, le palmage est tout à fait réalisable (un peu rude dans le courant toutefois). Premières descentes, comme le modèle vert, ce modèle propulse bien autant lors des canards que lors des redémarrages au fond. Bien en ligne, la palme dérape peu et continue à montrer son bon rendement. Au-delà de 15 mètres, elle reste performante mais l’excès de souplesse du chausson commence à se faire sentir et l’on a l’impression qu’un renfort plantaire mais aussi une ceinture de coup de pieds seraient les bienvenus.

 

 

Conclusion : Assez complémentaires, les deux modèles Imersion proposent un niveau de performance accessible et sans trop de problème. Biens construites et solides ; ces palmes se comportent bien dans un grand nombre de situations. Enfin, une préférence de notre côté pour le modèle vert, plus polyvalent mais aussi plus confortable (la souplesse de la voilure faisant moins ressentir la souplesse du chausson).

 

Points forts : Accessibilité, robustesse, prix.

 

 

 

 

 

H DESSAULT PERFORMANCE :

 

Présentation : Equipée du mythique chausson Dessault, on retrouve donc ce modèle, pas forcément des plus ergonomique ou léger mais terriblement solide et performant. La Performance garde la possibilité de changer la voilure à volonté, celle-ci étant simplement tenue par une vis. Côté voilure, il s’agit d’un modèle cannelé assez court et de rigidité moyenne.

 

 

Test en piscine : Première immersion et première surprise ! Alors que l’on s’attendait, vu la longueur, à devoir multiplier les coups de palmes pour faire 25 m, au contraire, la palme propulse bien et va se situer parmi les sept meilleures du classement pour ce test. Assez nerveuse, elle permet des relances intéressantes sans fatiguer. Evidemment côté maniabilité aucun problème, seule une légère tendance au dérapage nous aura permis de trouver la faille de cette palme (logique vu la courte longueur et la précision du chausson).

 

Test en mer : En mer, on a vraiment le sentiment que cette palme a trouvé son domaine. Souple et légère, le palmage de surface ou dans le courant se fait sans fatigue. Maniable et courte, elle autorise toutes les facéties à l’indienne. Jusqu’à 10 mètres, pas de soucis, la palme répond toujours très bien et les canards ou redémarrages du fond ne posent aucun problème. Seule une utilisation au-delà de 20 mètres réussira à montrer nettement les limites de ce modèle.

 

 

 

Conclusion : Bien pensée, nous voyons dans cette palme un très bon modèle pour démarrer en apnée ou en Psm. Evolutive, polyvalente, maniable et pas fatigante, elle permettra de progresser sans trop de problème !

Points forts : Polyvalence et accessibilité

 

 

 

NAVA SEASUB EXTREME :

 

Présentation : Invitée portugaise de ce test, la Nava Extreme surprend dès le premier coup d’œil. La raison ? L’angle le plus faible de notre panel test, il s’en fallait de peu pour que l’on soit en face d’un modèle totalement plat. Pour le reste, il faut signaler que le chausson taille étonnamment grand (une bonne taille au-dessus). La voilure est un modèle à sculptures doté en bout de deux petits ailerons sur le dessus et un sur le dessous afin de limiter le dérapage. Dernier détail ; il s’agit d’un modèle à chausson fixe.

 

 

Test en piscine : Comme prévu, l’angle surprend. En fait en surface ou en dynamique, il faut vraiment trouver la bonne amplitude de palmage sous peine d’avoir l’impression d’uniquement déformer le chausson et ainsi manquer de rendement. A cette condition, la palme propulse raisonnablement, même si l’on n’est pas à la hauteur des ténors de ce test. Niveau nervosité et accroche, rien à dire, la palme réagit bien aux sollicitations. Enfin côté maniabilité, elle tourne bien et sans effort.

 

Test en mer : En surface, elle semble assez légère mais le manque d’angle semble être limitant dans le courant (difficulté à bien immerger la palme). Assez maniable et nerveuse, son utilisation à l’indienne ne pose pas de problème particulier. Lors des canards ou des redémarrages au fond, la faible angulation ne se sent plus et la palme développe une puissance tout à fait intéressante. Au-delà de 10-15 mètres, on arrive assez franchement hors de la plage de prédilection de ce modèle et le chausson commence à montrer ses limites ergonomiques.

 

 

 

Conclusion : À l’issue du test, ce modèle nous est apparu vraiment pénalisé par rapport à la concurrence par son manque d’angle et la souplesse de son chausson. Dommage, la palme semblait assez nerveuse et surtout dotée d’une bonne accroche.

 

Points forts : Accroche

 

 

 

OMER MILLENIUM :

 

Présentation : Est-il encore besoin de la présenter ? Produit phare de chez Omer, elle a été pensée afin de satisfaire le maximum d’utilisateurs. Qu’en est-il réellement ? La Millenium est équipée du chausson Omer, assez ergonomique mais un peu haut pour certains. Il s’agit d’un modèle bi matière étudié pour soutenir au maximum le pied durant l’effort. Sur celui-ci vient se fixer au moyen d’une vis la voilure Millenium noir de rigidité medium, légèrement sculptée afin de diminuer le dérapage.

 

 

 

Test en piscine : On la croyait raide, pas du tout ! De rigidité médium, le palmage se fait sans problème tout en développant une bonne puissance et pas mal de nervosité. En action, la palme déroule bien dans l’axe et ne dérape pas ou peu. On enchaîne ainsi les longueurs sans trop fatiguer et les virages en dynamique ne pose pas plus de problèmes, la palme se déplaçant latéralement sans efforts.

 

Test en mer : Même constat en mer, si elle n’est pas la plus souple, la Millenium permet toutefois d’aisément se déplacer en surface, seul le fort courant nous aura fait ressentir un petit excès de rigidité. Toujours puissante et nerveuse, elle permet des canards et des remontées de 15 mètres sans le moindre souci. Au-delà elle reste utilisable mais commence à montrer l’utilité du passage à un modèle plus pointu. Enfin, grâce à sa nervosité, elle reste assez maniable malgré sa longueur et permet une utilisation intéressante à l’indienne.

 

 

Conclusion : Equilibrée, nerveuse et performante, elle reste elle aussi une valeur sûre en 2006. Capable de s’adapter à toutes les situations, elle arrive logiquement parmi les toutes meilleures de ce test.

 

Point Fort : Polyvalence, performances, rapport qualité/prix.

 

 

 

OMER RUNNER :

 

Présentation : Nouveauté Omer 2006, la Runner reprend le chausson de la Millenium mais avec une voilure totalement différente. Ainsi, cette dernière ne présente plus de sculpture mais est ondulée sur toute sa longueur afin de limiter le dérapage.

 

 

Test en piscine : Plus souple, elle semble un peu moins nerveuse en surface mais très agréable. Cette sensation va se confirmer lors des longueurs où malgré de bonnes sensations de légèreté et un déroulé régulier, on ne peut que constater un rendement inférieur à la Millenium. Les virages de leurs côtés sont toujours aussi faciles et la relance encore intéressante. Vous l’aurez compris, pour la Runner, un seul mot d’ordre : la facilité.

 

Test en mer : En mer et à de faibles profondeurs, la Runner dévoile tout son potentiel. Facile et reposante en surface, elle dispose de suffisamment de ressource pour permettre des canards performants. Dans le courant, même constat, la palme propulse sans jamais fatiguer. Evidemment, on n’a pas le rendement d’une palme fibre à souplesse égale mais pour un début, c’est déjà très intéressant. Au-delà de 15 mètres, la palme montre ses limites, les redémarrages sont moins vifs et il faudra préférer dans ce cas un modèle fibre.

 

 

 

Conclusion : Vous chassez ou pratiquez le snorkeling dans de faibles profondeurs (jusqu’à 15 mètres), vous êtes en face d’une palme qui a toutes les chances de vous plaire. Assez nerveuse, bien construite et évolutive, la Runner est un modèle « pas prise de tête » à ne pas négliger.

 

Points Forts : Facilité, polyvalence et solidité

 

 

 

 

PICASSO BLACK TEAM CAMOUFLAGE:

 

Présentation : Version camouflage de la fameuse Black team, cette palme est équipée d’un chausson vissé sur la voilure, assez ergonomique avec les côtés et le bout de chausson renforcé. La voilure, de son côté, est équipée de sculptures dessus et dessous afin de limiter le dérapage. Enfin, le dessous de la palme a été imprimée camouflage afin que plaqué au fond elle se distingue le moins possible.

 

 

 

Test en piscine: Ergonomique et assez légère, le palmage de surface ne pose pas de soucis. Facile à exploiter la palme va développer un assez bon rendement grâce à une bonne accroche mais aussi à un déroulé intéressant. Niveau puissance, c’est impeccable, la palme propulse bien sans que l’on ait à fournir trop d’efforts. Arrive le virage, la palme tourne sans problème et la bonne nervosité procure des relances performantes.

 

Test en mer : Côté performance, l’arrivée en mer nous rappelle d’amblée, tout ce qui nous avait plu en piscine. Le palmage de surface est aisé et même dans le courant la palme fonctionne sans trop d’efforts. Dans les faibles profondeurs, aucun souci, la palme s’appuie sur une bonne maniabilité pour autoriser tout type de déplacements. Assez puissantes, les canards sont faciles et performants. La palme déroule toujours aussi bien et ne dérape pas vraiment. Résultat, les démarrages du fond sont plutôt aisés et il faudra une fois de plus dépasser les 15 mètres pour sentir assez franchement les défauts de cette palme, notamment un chausson un peu trop souple.

 

 

Conclusion : Esthétiquement sympa, la black team Camouflage n’en est pas moins un produit intéressant pour une utilisation jusqu’à des profondeurs moyennes. Assez évolutif, son chausson bien qu’un peu souple permettra d’accueillir une voilure fibre pour encore progresser.

 

Points forts : Evolutivité et accessibilité

 

 

 

SPETTON MF 30 :

 

Présentation : Au départ, lorsque l’on découvre cette palme, on a du mal à croire qu’il s’agit d’un modèle plastique. La raison, une voilure plane chaussée de chaque côté de guides latéraux comme sur les modèles fibre. Côté chausson, il s’agit d’un modèle assez souple mais très raide en bout de pied (un peu surprenant au départ). Dernier point positif, il s’agit d’un chausson amovible fixé au moyen d’un vis.

 

 

 

Test en piscine : En piscine, l’hallucination continue. Ainsi guidée, le dérapage est inexistant et la puissance très linéaire. On a réellement l’impression d’avoir au pied une véritable palme d’apnée dynamique. Seul le côté un peu rigide nous fera préférer un modèle un peu plus souple. Côté nervosité, rien à dire, chaque battement propulse bien et sans perte. Arrive le moment du virage, évidemment on n’a pas la maniabilité d’un modèle non guidé mais la palme se rattrape vite grâce à une relance sans faille.

 

Test en mer : Dés les premiers battements, on retrouve le côté un peu raide noté en piscine et forcément le fort courant nous le fera encore mieux comprendre. Autre surprise, en surface, l’eau est tellement guidé que la palme semble même parfois un peu lourde. Néanmoins, son utilisation à l’indienne est tout à fait envisageable et performante (même si on n’est pas à la hauteur d’une Dessault, Beuchat ou Picasso). Ceci mis à part, les canards se font avec une facilité incroyable autant que les remontées du fond où la palme s’appuyant sur un bon déroulé et surtout sa puissance démontre toute sa valeur ; Au-delà de 15 mètres, elle fait parti des palmes que l’on a pu utiliser sans trop de problèmes.

 

 

 

Conclusion : Très bon produit d’apnée, la Spetton MF30 réussit à allier une certaine polyvalence avec des performances de bon niveau. Très guidée, elle est puissante, nerveuse et assez agréable. Seul défaut, un trop fort appui sur le devant du pied (orteils).

 

Points forts : Performances, rendement en piscine ou en mer

 

 

 

SPORASUB INSTINCT :

 

Présentation : Nouveauté 2006 de chez Sporasub, l’Instinct cherche résolument à se démarquer de son ancêtre la Sporasub Elite. Elle est équipée d’un chausson fixe nettement plus ergonomique que l’ancien. Côté voilure, on garde le bout arrondi, la longueur augmente sensiblement et le guide se fait au moyen de sculptures dans le moulage.

 

 

 

 

Test en piscine : Légère au pied, cette palme montre dés le départ un caractère vraiment facile. Le palmage se fait bien en ligne sans trop de soucis de dérapage même si elle n’est quand même pas au niveau des meilleures du groupe. Assez souple, l’instinct n’est pas une palme très puissante ou nerveuse. Il sera donc utile d’adopter un palmage d’amplitude moyenne afin de ne pas saturer le matériau. Pour le reste, les virages sont aisés et les relances intéressantes.

 

Test en mer : Grâce à une ergonomie améliorée, on a l’impression que le palmage de surface se fait plus aisément qu’avant, y compris dans le courant. Très maniable et assez nerveuse, elle permet de se déplacer sans gêne à l’indienne. Les canards quand à eux se font sans trop de problème, la palme s’appuyant sur une assez bonne puissance. Aucun doute, c’est une palme facile à exploiter, saine et surtout, malgré l’absence de guide latéraux, peu sensible au problème d’accroche. Résultat jusqu’à 10-15 mètres, la palme se comporte assez bien et les remontées sont sans problème. Au-delà, la palme montre franchement ses limites.

 

 

 

Conclusion : Le challenge n’était pas aisé mais à l’évidence Sporasub a réussi à remplacer un modèle aussi mythique que l’Elite. Certes, le chausson est fixe mais la palme reste polyvalente et toujours agréable grâce à son ergonomie. Bref, une palme pas prise de tête !

 

Points Forts : Facilité et polyvalence.

 

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Tester oui mais comment ?

En fait tester des palmes est assez simple mais en même temps assez difficile si l’on veut que ce test soit utile à tout un chacun. Ainsi nous commençons systématiquement nos tests par la traditionnelle session de mensurations et tests mécaniques. Pour ce faire, on mesure pour chaque palme la longueur, largeur et ce que l’on va appeler l’angle, qui consiste à mesurer, en mettant la palme sur un plan horizontal, la position du bout de palme par rapport à la hauteur de celui-ci (plus le chiffre est important plus l’angle est élevé).

Ensuite arrive l’heure des tests mécaniques, c’est un bien grand mot mais ils sont assez intéressants. Ainsi, on va positionner le chausson sur un support plat, un plomb de un puis deux kilos va être positionné sur le premier tiers et on mesure la déformation de ce premier tiers. Ensuite, c’est le premier tiers qui sera mis sur le support et le plomb placé sur le 2ème tiers et etc. jusqu’à la fin de la palme.

 

 

Par la suite, en compagnie de nos testeurs (chacun de gabarit et vécu sportif différent), nous partons tester en piscine le rendement de chaque palme. Chaque testeur doit ainsi réaliser 4 longueurs de 25m dans un temps identique et en comptant le nombre de coup de palme qu’il a réalisé. Ceci étant fait il recommence avec une autre palme, établit son temps de référence avec celle-ci et c’est reparti. A l’issue de ce test, le nombre de coup de palme est mis en commun ainsi que les diverses sensations éprouvées par chacun.

 

 

 

 

 

 

Direction la mer, pour les ultimes tests, il nous faudra essayer les palmes dans des zones peu profondes ou baignées d’un fort courant puis nous finissons en faisant le test de profondeur maxi apprécié par les testeurs (profondeur maxi jusqu’à laquelle ils estiment être en performance). Une ultime mise en commun est faite et un résumé de chaque palme est alors réalisé avec l’approbation de chacun.


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